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Roth

Difficulté **

Profondeur ***

Originalité ****

Emotions ***

Comme avec Zweig, la postérité de Roth peut surprendre : son œuvre de jeunesse est préférée à des titres bien plus profonds et mieux écrits (« La tache » par exemple). La thématique adolescente et la forme crue ne dénient pas la possibilité d'un roman fort  comme Salinger (également dans la BE) le prouve. Mais Roth n'aborde pas philosophiquement sa problématique et s’égare un peu dans l’obsession sexuelle de son héros, dans une forme de désespoir un peu puéril l’âge adulte venu.

On sent évidemment déjà le talent et la radicalité de l’auteur, mais au prix d’une vulgarité redoutable, souvent drôle, parfois délirante. Le rythme intense assure heureusement une lecture agréable et divertissante.

 

La vie d’Alexandre Portnoy au sein de sa famille est hystérisée par une culture judaïque déphasée par des parents à la fois typiques et très singuliers. Les moments brillants surgissent au hasard : ainsi sa position sur la religion oscille entre Spinoza et Woody Allen avec humour et finesse. 

 

Si toutes les promesses ne sont pas tenues, le livre étonne, détonne et bétonne ! L’œuvre la plus lubrique de la BE.

Portnoy et son complexe

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